FORMATEUR CONSULTANT
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FORMATION EQUI-LIBRE PATRICK CLERC FORMATEUR CONSULTANT
  FORMATION EQUI-LIBRE    PATRICK CLERC    FORMATEUR CONSULTANT 

LES PRODUCTIONS EQUI-LIBRE

UN CONCEPT = L'ANTHROPOLOGIE EDUCATIVE CLINIQUE

 

L’Anthropologie Educative Clinique est un cadre de référence  pour penser la médiation culturelle

au-delà de l’inter culturalité.

 

Ce cadre de référence prend racine dans une approche complexe qui emprunte à l’anthropologie le concept de « culture » le liant à la prise en compte de la question du « sujet » dans son « rapport à » la vie, les institutions, son travail…

 

Une orientation interactionniste permet de concevoir, entre ces 2 pôles : la culture et le sujet, un espace de co-élaboration de résolution de conflit quel qu’il soit et un temps d’échange vrai.

 

Cet espace de médiation est donc le fruit d’un « construit » dont il incombe, au médiateur culturel ou à toute personne incarnant ce rôle, de savoir accompagner cette co-construction fruit d’un travail d’équilibration des relations dans l’échange.

 

Le cadre de référence qu’est l’Anthropologie Educative Clinique s’opérationnalise en construisant des postures et gestes professionnels qui autorisent et suscitent  l’expression de points de vue différents mais aussi et surtout qui permettent la coordination de ces points de vue.

 

Il s’agit là, d’outiller la relation Famille-Ecole qui souvent incante la co-éducation, concept vide de pratiques formalisées et modélisées. L’Anthropologie Educative Clinique doit être en mesure de donner corps à ce concept de co-éducation ; elle ne propose pas des outils tout faits mais une démarche, un processus à enclencher et à accompagner qui fera naitre des outils appropriés à chaque contexte.

 

 

Schéma opératoire de l’Anthropologie Educative Clinique

 

 

Le rapport au métier

 

La co-éducation

 

L’école vécue

soit

l’éducation considérée

du point de vue de l’école laïque et républicaine

confrontée au niveau d’adéquation du système de valeurs propre à l’enseignant

 

soit

une coordination des points de vue dans un contexte donnée et une situation donnée

soit

 

le rapport à l’école et le rapport au savoir

 

APPORTS DE L’ANTHROPOLOGIE

 

C’est essentiellement la notion de culture qui nous intéresse ici ; nous en retiendrons la définition suivante :

 

Un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d'une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte.

 

La culture prend ainsi le caractère d'un vaste ensemble symbolique, dont les racines puisent des réalités psychosociales une signification et des manifestations essentielles à la vie collective humaine.

 

La culture apparaît donc comme l'univers mental, moral et symbolique, commun à une pluralité de personnes, grâce auquel et à travers lequel ces personnes peuvent communiquer entre elles, se reconnaissent des liens, des attaches, des intérêts communs, des divergences et des oppositions, se sentent enfin, chacun individuellement et tous collectivement, membres d'une même entité qui les dépasse et qu'on appelle un groupe, une association, une collectivité, une société.

 

Or, nous appartenons à une pluralité de rassemblements – groupe, association, collectivités….- Parmi ces identités culturelles celle du genre, du statut social, tout comme celle du pays d’origine influent tout autant.

 

Il y a un « nomadisme » à concevoir dans l’approche culturelle, ce qui rend complexe cette notion de culture et qui nécessite de la penser au pluriel.

Nous parlerons alors de cultureS, et c’est une lecture écosophique de l’individu culturel, habité par tous ces « dehors » qui le constituent qui guidera notre approche anthropologique dans la relation « co-éducation » que nous chercherons à construire.

 

De cette approche anthropologique, nous en déduisons un outil de communication nécessaire pour tenir la cohérence de la proposition, à savoir la notion de « modèle explicatoire ».

 

Le modèle explicatoire

 

La notion de « modèle explicatoire » s’inscrit en droit fil dans la conception de la culture telle que nous venons de la définir. Il s’agit donc d’arriver à ce que chaque protagonistes de la rencontre puisse prendre conscience « d’où il pense », c'est-à-dire d’avoir conscientisé son système de valeurs et ses empreintes culturelles, et « d’où il parle », c'est-à-dire de connaitre son positionnement institutionnel lors de l’échange et le degré de perturbation qu’il opère délibérément sur ce positionnement institutionnel en fonction de son système propre de valeurs et qui trop souvent un « non-dit ».

 

Mais la prise de conscience et la distance nécessaire selon le contexte de la rencontre ne sont pas évidentes. Le médiateur culturel a, ici, toute son importance. Il lui incombe d’être en mesure de révéler aux uns et aux autres les stéréotypes et préjugés à l’œuvre dans «  l’avant échange constructif ».

 

 

APPROCHE DE CHAQUE COMPOSANTES DU CADRE DE L’ANTHROPOLOGIE EDUCATIVE CLINIQUE

 

Du côté de l’enseignant

 

En tant que fonctionnaire de l’Etat, l’enseignant devrait porter les valeurs d’une école laïque et républicaine : son expertise, issue de sa formation et de sa pratique professionnelle, devrait se reconnaitre à l’aune de ces critères.

Cependant, en tant que « personne », il est porteur de valeurs qui lui sont propres et qui peuvent avoir une certaine distorsion avec son statut de fonctionnaire.

L’enseignant est donc le lieu d’une tension entre « personne » et « statut » qui lui confère une expertise subjective dont il doit être capable de comprendre les dynamiques qui peuvent jouer à son insu sans cette réflexivité nécessaire à toute objectivation.

C’est donc le rapport au métier qui doit être travaillé afin de débusquer, derrière un langage professionnel et d’expert, ce qui peut faire altérité.

 

 

Du côté parent

 

Il en est de même pour le parent ; de par son vécu d’élève, il a forcément un rapport à l’école et au savoir singulier. Navigant entre les représentations de l’école de sa culture d’origine et les représentations de l’école transportées par le sens commun, il doit interroger ces diverses représentations enfouies sous l’affect d’un problème, conflit ou malaise vécus par son enfant et qui l’atteignent dans sa chair de parent.

 

 

Du côté du médiateur

 

Le travail d’objectivation qu’il doit entreprendre de part et d’autre : enseignant et parent, inclus ce même travail pour lui-même. Nous poserons comme postulat que la neutralité est un leurre et que nous « tendons », consciemment ou non, vers l’appui à l’un ou l’autre des protagonistes. Il s’agit aussi pour le médiateur de savoir d’où il pense et d’où il parle et qu’il soit en capacité de réajuster en permanence ses affects pour trouver la « bonne distance ».

Il doit interroger son rapport à l’expert et son rapport à l’école et au savoir. Il doit mettre en travail son ethnocentrisme afin de rendre le plus explicite possible sa propre dynamique de production de préjugés et d’émission de stéréotypes.

C’est à ces conditions que le médiateur culturel peut rendre lisible par tous les modèles explicatoires des uns et des autres, étape préalable à l’entrée dans la sphère de la co-éducation.

 

 

 

UN CONCEPT = LA PEDAGOGIE DE LA RENCONTRE

 

http://www.citoyendedemain.net/pratiques/rallye-toi-aux-jardins

 

La pédagogie de la rencontre s’applique dans le cadre de toute démarche participative.

Elle concerne les pratiques s’inscrivant dans une aspiration à la démocratie participative ainsi qu’aux démarches de projet.

 

L’objectif de la pédagogie de la rencontre est de rendre effective cette rencontre entre 2 ou plusieurs personnes.

 

Elle pose d’emblée la question du mobil de la rencontre : la définition d’un objet commun qui doit être mis en travail afin de devenir un « bien commun ».

La pédagogie de la rencontre prend à bras le corps l’ensemble des problématiques de l’interaction sociale entre les individus. La plus sensible est d’arriver à construire un équilibre des relations dans le collectif qui se constitue. Ce travail de construction, pour qu’il devienne de la co-construction nécessite de mobiliser des savoirs sociaux = bienveillance, empathie et écoute active.

 

L’élaboration collective d’un « commun », dans une relation équilibrée, fruit d’une confrontation de tous les points de vue, ne peut se faire que si chaque étape de cette élaboration est finement travaillée dans les moindres détails de la rencontre afin que tous y trouvent leur compte, que tous aient un sentiment d’implication réelle et soient effectivement mobilisés.

 

LES 7 INVARIANTS DE LA PEDAGOGIE DE LA RENCONTRE

 

Carré corné: 1. La rencontre peut exister… s’il y a un objet commun Des institutions diverses ne peuvent s’instaurer comme « partenaires » que si un objet commun les réunit. Cependant, chaque partenaire arrive avec sa culture d’association, d’entreprise, d’institutionnel, et interprète l’objet commun  à l’aune de cette culture qui se révèle par l’emploi d’un vocabulaire et des logiques spécifiques.

 

Il est donc nécessaire de « discuter » l’objet commun pour en définir ce qui peut le faire advenir comme « bien commun » du collectif en train de s’instaurer.

 

Plus l’ « objet commun » transcende, par sa nature, les diversités, plus il peut rassembler de  partenaires. Par exemple, le thème du développement durable, de par sa nature philosophique, humaniste, rassemble au-delà des générations, des postures politiques ou religieuses.

 

 

Carré corné: 2- La rencontre peut exister… s’il y a intéressement mutuel et contractualisation La définition du « bien commun » est le produit de l’expression d’un intéressement mutuel à la thématique inclusive. Cet intéressement mutuel doit construire une mobilisation pour le projet. Le processus de l’intéressement mutuel passe par une confrontation des points de vue de chaque partenaire. Il inclut une phase d’acceptation pour faire le deuil d’une partie de sa propre conception de l’objet commun afin de co-construire ce qui peut « réunir » tous les acteurs. Cette construction collective de ce qui va devenir le « bien commun » de ce collectif prend la forme d’un contrat = un écrit qui prend des formes diverses : définition des termes de référence, convention, projet d’action…

 

Carré corné: 3- La rencontre peut exister… s’il y a institutionnalisation de la rencontre L’action institutionnalisante d’un temps de rencontre, de sa durée, de ses modalités, va permettre le « temps de l’attention à l’autre ». Mais cette attention particulière exige la mobilisation de compétences sociales – invariants 4 et 5- que la dynamique de la rencontre doit permettre d’actualiser ou de construire.

 

Carré corné: 4- La rencontre peut exister… s’il y a bienveillance La bienveillance peut revêtir plusieurs réalités : elle peut se jouer à travers la politesse envers les autres (se dire bonjour, utiliser les formules de courtoisie…), à travers le savoir vivre ou la convivialité (du sourire d’accueil aux « café et petits gâteaux »…) ou à travers l’écoute attentionnée de l’autre.

 

Carré corné: 5- La rencontre peut exister… s’il y a empathie et altérité Ces compétences sociales, si elles ne sont pas un «  déjà là », se construisent grâce au cadre de la rencontre, son animation, sa gestion de la dynamique du groupe. En complément d’une posture physique accueillante, l’empathie et l’altérité peuvent s’actualiser dans une écoute active : une interaction parfaite entre la personne qui émet des informations et la personne qui les reçoit, sans jugement, sans préjugé et avec une prise de recul suffisante pour permettre à chacun de comprendre et d’agir en limitant les freins à la communication.  La personne qui pratique l’écoute active reconnaît qu’il y a face à elle, une personne dotée de sentiments, d’émotions, parfois contradictoires, parfois violents.  Dans la pratique, il s’agit d’écouter sans interrompre, de reformuler et de confirmer ce qu’on a entendu. Ceci permet à la personne que l’on a face à soi d’avoir le sentiment d’être écoutée, entendue et surtout de provoquer un début de réaction ou une action.

 

 

Carré corné: 6- La rencontre peut exister… s’il y a équilibre des relations dans les échanges Il s’agit de défaire les emprises hiérarchisantes qui rehaussent certaines paroles et en déconsidèrent d’autres. D’autre part,  pour déjouer les logiques de disqualification, il convient  d'agencer des espaces de discussion qui se constituent de plain-pied, dans la double acception du terme, c’est-à-dire des espaces où les paroles se répondent sur un pied d’égalité (“se sentir de plain-pied avec quelqu’un”, selon la définition du dictionnaire) et des espaces qui font advenir les paroles sur un même plan, à un même niveau (“des pièces de plain-pied dans un appartement”).

 

 

Carré corné: 7- La rencontre peut exister… s’il y a institutionnalisation des rôles Le rôle participe à la re-co/naissance de la personne : il permet que l’Autre prête attention à la personne tenant un rôle ; elle est regardée, considérée, interpellée. L’Autre attend quelque chose de la personne tenant un rôle : il rend « important ». C’est bien dans ce va-et-vient de la relation que le processus de re-co/naissance, étayé par la tenue d’un rôle, prend son sens. D’autre part, le rôle est facilitateur de la relation : il légitime les paroles et les actes ; mais surtout il permet l’identification d’une place dans un collectif.

 

 

 

 

 

 

collection "Education et Citoyenneté" pour Aide et Action

Premier livret :                      Pratiques démocratiques à l'école 

 

téléchargeable sur le site

http://www.citoyendedemain.net/pratiques/accueil-fiches-pratiques

 

Fiches outils et conseils pratiques pour mettre en place des dispositifs participatifs et démocratiques

Pratiques démocratiques à l'école

 

Le livret pédagogique « Pratiques démocratiques à l’école » vise la mise en place de processus participatifs et démocratiques pour concrétiser les valeurs de « coopération » et de « solidarité », impliquer enfants et parents dans les projets éducatifs et faciliter la communication école-famille.

Ce livret a pour but de partager des outils expérimentés au sein d’établissements scolaires avec des équipes pédagogiques d’écoles, des parents et des enfants.

Les fiches pratiques qui composent ce livret s'adressent plus particulièrement aux enseignants du premier degré ; elles peuvent également être utilisées par des animateurs, des éducateurs, des chargés de mission, dans leurs démarches de concertation ou d’élaboration de projets.

Contactez-nous au :

EQUI LIBRE - CLERC PATRICK

16, rue de la fontaine fraiche

11200 PARAZA

 

Téléphone : 06 87 06 43 13

 

patclerc@hotmail.com

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